papillon_gauchesaison 2010-2011papillon_droit


23 mai : Mais n'te promènes donc pas toute nue (extraits) de Georges Feydeau

"Quand vous aurez lu les pièces de Georges Feydeau, que vous les aurez "visionnées" grâce à ses indications de mise en scène, vous n'aurez que plus de plaisir à aller les voir... Vous aurez l'œil du "spécialiste" et vous pourrez juger d'une bonne interprétation. Vous comprendrez aussi comme il est difficile de se sentir libre face à ce théâtre, quand ses propres inventions semblent limitées d'avance par celles de l'auteur. Pourtant il n'en est rien.

L'invention se situe à mon avis ailleurs, dans la direction du jeu des acteurs, car, pour bien monter Feydeau, il faut trouver cette ligne de crête entre un théâtre en carton et un théâtre pesant, prétentieux et démonstratif. Là est la vérité de Feydeau, homme vulnérable et fragile, dans cette légèreté, cette ironie, cette dérision si française qui faisait dire à Jean Poiret, son digne héritier, quand je mettais en scène Tailleur pour Dames : "Ce que nous faisons n'est pas sérieux...Mais il faut le faire sérieusement." Allez, bonne lecture, amusez-vous bien!"

Bernard MURAT (Jouer Feydeau Aujourd'hui)


18 & 19 avril : À la rencontre de Tennessee Williams

twilliams_affAmuse-gueule co-réalisé avec des étudiants de la licence Arts du Spectacle (université de Nancy 2)

À l'occasion du centenaire de la naissance de Tennessee Williams cet amuse-gueule a été pensé comme un événement exceptionnel et donc programmé sur 2 dates. Charly Breton et Julia Gay, étudiants de la licence Arts du spectacle, ont proposé une lecture de 2 courtes pièces méconnues : Parle-moi comme la pluie et laisse-moi écouter (traduction de Robert Postec) et Propriété condamnée (traduction de Jacques Guicharnaud).

Des projections d'œuvres cinématographiques (extraits) accompagnées en musique par Fabrice Bez (accordéon) & Olivier Herrmann (guitare/contrebasse) ont été programmées :

Un Tramway nommé désir, La Chatte sur un toit brûlant et la Nuit de l'iguane.

Le tout suivi d'un apéritif au parfum de la Nouvelle-Orléans (avec boissons et mets exotiques) tout en musique, avec un concert jazzy proposé par les musiciens Fabrice Bez et Olivier Herrmann.

Mr John Bak, professeur à l'université de Nancy 2 et spécialiste de l'auteur, nous a fait l'honneur de sa présence en intervenant tout au long de la soirée.


2 avril à 21h30 : Boucherie de l'Espérance (extraits) de Kateb Yacine

Lecture proposée exceptionnellement au Domaine de l'Asnée (Villers-les Nancy)

En partenariat avec la Galerie Ovadia et dans le cadre de l'exposition :


affiche_web_ovadia


1er & 11 avril : Qu'est-ce que tu crois? Science et croyances, ce qu'on dit, ce qu'on fait

"Comment ça la science ce n'est pas pour vous? Mais que si! Il suffit d'aller au théâtre! (...) Imaginons les dramaturges Brecht, Molière, Novarina et Koltès se mêler aux philosophes Diderot et D'alembert, avec une intrusion du scientifique Etienne Klein, et intro d'un certain Hugo. (...) On est séduit par ces histoires de monde qui tourne, d'univers en expansion, de trou noir, alors que nous ne sommes rien du tout là-dedans. Il y a de quoi tituber, autant que d'être fasciné!"

Lysiane Ganousse (Est Républicain)

science_croyances

Cette lecture a été proposée le 1er avril au Domaine de l'Asnée (à Villers-les-Nancy) lors d'une soirée cabaret-théâtre et reprise le 11 avril au Théâtre Ça Respire Encore, comme un amuse-gueule classique.


À l'occasion du "Printemps de la poésie" :

█ 31 mars : Le poète a toujours raison (Aragon, Prévert...)

Des mots pour dire l'invisible vérité. Dire le pays déchiré, la femme et l'amour.

Chants de douleur et d'espoir mêlés. Jouer avec les mots pour se jouer du monde; d'un monde où prime le pouvoir de l'argent, où le nationalisme et ses dérives xénophobes et racistes font toujours recette, où le fanatisme religieux est en embuscade et où toutes les espèces de pollution menacent la vie.

La Poésie pour Résister.

█ 19 mars à 16h30 : Goûter-lecture "Le printemps des p'tits poètes"

Avec des textes de Jacques Prévert

"Enfant, j'avais souvent O de conduite
Mais si en souriant, je leur disais
« Ah, j'ai O de conduite ! »
ils devenaient furieux et criaient
« Ce n'est pas O, c'est zéro ! »
Pourtant ce qui était écrit était écrit
Et l'on peut très bien se permettre
De tout prendre à la lettre
Exemple : si on prend tout à O,
Il reste toujours O.
Alors !......"


█ 7 février : La Route de Los Angeles (extraits) de John Fante

Traduit de l'américain par Brice Matthieussent – collection 10/18

Sur l'auteur

D'origine modeste, John Fante, fils d'immigrants italiens, né en 1969 à Denver (Colorado), fait très jeune ses premières gammes en écriture. Il montre ses textes à H.L. Mencken qui lui achète dès 1932 sa première nouvelle pour l'American Mercury, le prestigieux magazine qu'il dirige.

Commence alors entre les deux hommes une amitié épistolaire qui durera plus de vingt ans. En 1933, son premier roman, La Route de Los Angeles, est refusé par les éditeurs et il lui faudra attendre cinq ans avant la publication de Bandini.

Parallèlement, il fait ses débuts dans les studios de Hollywood où il participe, de 1935 à 1966, à la rédaction de scénarios d'une dizaine de films. Romancier autobiographe, Fante n'a jamais raconté dans ses romans qu'une seule histoire, la sienne. Celle d'un immigré de la deuxième génération, de son père, de sa mère, de ses frères et sœurs et de leurs voisins bavards et catholiques, italiens eux aussi.

Il raconte également ses vagabondages à Hollywood, l'argent facile dans lequel on se noie, puis le choix de la pauvreté qui est celui de l'écriture.Tardivement révélé au public avec Pleins de vie, John Fante est mort en 1983.


█ 31 janvier & 4 février : Apéro Libertin

apero_lib_affAmuse-gueule co-réalisé avec l'association OL' Haye (Université de Nancy 2)

Avec des textes de Victor Hugo, Jean de La Fontaine, Jules Verne, Paul Verlaine, Guy de Maupassant...

Et quelques auteurs anonymes du 18ème siècle !

Suite au succès de la première soirée du lundi 31 janvier, une deuxième soirée a été proposée le vendredi 4 février


█ 10 janvier : 1 2 3 (Eddy Pallaro)

Apéro lecture en présence de l'auteur!

epallaro

Eddy Pallaro est né en 1971 à Cognac. Après une formation au Centre Dramatique National de Nancy, il est comédien dans les mises en scène de Daniel Pierson, Bérangère Vantusso et Arnaud Meunier.

Il interprète Tchekhov, Koltès, Sophocle, Müller, Racine, Azama, Pasolini, Cagnard, Carro, Calderon, Hikmet, Alloula.

Ses premiers textes écrits pour le théâtre, Hany Ramzy le joueur (Crater) et Cent vingt-trois (Actes Sud-Papiers) sont mis en scène par Arnaud Meunier.

Suivent Un mur (Lansman/Urgence de la Jeune Parole), Dans le bien-être de mon être le bien-être de tous je le dis sans complaisance (Lansman) et La pluie, adaptation du roman éponyme de Rachid Boudjedra.

Les textes proposés ont été L'Herbe Folle (extraits), ...A fait un long voyage et Cent-Vingt-Trois.


█ 17 & 18 décembre à 16h30 : Goûter-lecture "En attendant le Père Noël"

Avec "Histoires comme ça" de Rudyard Kipling

kiki01"C'est lors d'un séjour à New York en 1898 et 1899, en visite chez des amis, sans doute pour fêter Noël avec eux, que Rudyard Kipling écrivit ces « Histoires comme ça » spécialement pour ses trois enfants qui l'accompagnaient. Il avait également fait quelques illustrations et chaque dessin était assorti d'un petit commentaire qui débutait par le mot « Voici ».

Ce sont donc ses « Histoires comme ça » que je me propose de vous raconter, « ô mes préférés » et aussi de vous faire voir les illustres dessins que notre cher « Rudyard » a fait pour illustrer ses histoires.

Après quoi, je vous propose que l'on se prenne tous ensemble un bon goûter avec du chocolat chaud et mille et une petites friandises comme des brioches ou autres régalades."

Kiki Paquier


█ 6 décembre : Bada et compagnie (Jean Vauthier)

Apéro grandiose à l'occasion du centenaire Jean Vauthier

"Du beau monde ce soir à Ça Respire Encore, et de grands exploits. Capitaine Bada, toge à la romaine et casque à plumes, écrira un livre de dix-huit mille pages. À moins qu'il ne redonne dans le football. Son collègue Raymond Ducousso, alias le personnage combattant, retrouvera le sens du sublime. Mais il n'est pas impossible qu'il se contente de feuilleter un magazine "exciting". Marc rêvera de mille horizons grandioses. Mais il est également tenté par le gigot de Nounou. Bada reviendra, toge à la romaine et casque à plumes, pour ajouter quelque chose. Ils veulent tout, ils peuvent tout, mais pas toujours. Ils sont un peu nous. Un apéro vraiment géant qui nous permettra de redécouvrir la voix d'un très grand auteur de théâtre d'il y a quelques années, Jean Vauthier."

Avec des extraits de : Capitaine Bada, La Nouvelle Mandragore, Le Personnage Combattant, Les Prodiges, Médéa, Le Sang, et Avec Shakespeare.

Citation, Yannick Hoffert (professeur à l'Université de Nancy 2).


█ 15 novembre : Antigone (extraits) de Jean Anouilh

"Quand il annonce que le corps de Polynice doit pourrir sans sépulture, je ne puis plus contenir mon cri. L'indignation, la colère s'échappent de mon corps et vont frapper de front le mufle de la ville avec l'énorme fardeau de douleur, de bêtise et d'iniquité qu'elle fait peser sur moi et sur toutes les femmes. Oui, moi Antigone, la mendiante du roi aveugle, je me découvre rebelle à ma patrie, définitivement rebelle à Thèbes, à sa loi virile, à ses guerres imbéciles et à son culte orgueilleux de la mort".

Extrait du roman Antigone d'Henri Bauchau.


█ 18 octobre : Les courtes (Jean-Claude Grumberg)

"Jean-Claude Grumberg est l'auteur tragique le plus drôle de sa génération (...). Dans ce "cauchemar de l'histoire" dont parle Joyce, cauchemar dans lequel il a été jeté à sa naissance, Grumberg va "remonter la pente" en devenant un auteur comique, l'auteur d'un théâtre peuplé de "petite gens" d'une vérité à la fois cocasse, affectueuse et féroce.

Grumberg n'est pas populiste, il est populaire. Il n'est pas naturaliste, il est naturel. Il n'est pas réaliste, il sonne réel avec cette simplicité pas du tout simple à obtenir, avec cette vérité qui est le produit d'un art aussi savant qu'invisible."

Citation, Claude Roy.


Retour aux amuse-gueules